NOS VOYAGES ----- Côte d'Ivoire 2010

     

 

Côte d'Ivoire 2010  Album photos   Fiche Côte d'Ivoire

 

Situation géographique AVEC GOOGLE MAPS

   

 

CARTE De la Côte d'Ivoire

   

 

 

 

Côte d'Ivoire         Album photos de la Côte d'Ivoire    Fiche Côte d'Ivoire


Monnaie  Francs CFA 640FCFA = 1€

Gazole   500 FCFA (0.781€) en zone rebelle et 615 FCFA en zone gouvernementale

Température Ө26  °C à Ө43.5  °C

Heure GMT 

 

Situation géopolitique

Avec le problème des élections sans cesse reportées il y a en ce moment de nombreuses manifestations et des bâtiments administratifs saccagés, cinq morts.

Les rebelles tiennent le nord du pays, ils harcèlent les automobilistes pour obtenir de l'argent et nous, nous refusons de financer des oppresseurs. Un numéro a été créé, le 110  pour les cas de harcèlement routier.

 

 

6973 Km ▼  24  février 2010 Ө jour 43.5°C

Arrivée en Côte d’Ivoire par le poste de  POGO.

Arrêt au poste de douane on nous demande 2000cfa . On recommence, pas de reçu, pas de monnaie. Palabres assez longs, ils expliquent qu’ils ne sont pas encore organisés et n’ont pas les reçus, que nous les aurons au bureau en ville. « Pas de problèmes, nous paierons là où nous aurons le reçu » et nous partons. Puis poste de police «Force  Nouvelle » ( Nous apprendrons plus tard que ce sont les rebelles qui tiennent les douanes du Nord et que depuis peu ils ont gagné des postes au gouvernement.) Et ça recommence, ils nous demandent 5000cfa, palabres, menace de rapport de notre part, ils refusent de donner leur noms, je note l’endroit, l’heure, et Solange  commence à rédiger le rapport soit disant pour le donner à Abidjan. Cela les impressionne et ils nous laissent partir sans oublier de visiter le camping-car pour un nouveau soi-disant contrôle.

 

Deux km plus loin, nouvelle barrière, poste « centrale » où ils nous demandent 5000cfa. Cela devient une habitude. A nouveau menace de rapport, ils s’en sortent en disant « vous ne nous aviez pas dit que vous aviez un visa de 10 jours comme touriste ! OK, on part gagnant gagnant !

 

50 m plus loin, nouveau poste de police. 5000 CFA mais cette fois il a un reçu c’est un laisser passer pour la voiture. OK on paye. A la sortie, il nous dit,” il faut passer à la barrière » Nous nous avançons vers la barrière, ils sont 4, il faut 1500 CFA pour la lever. Refus catégorique de notre part, nous nous fâchons et ils nous laissent partir.

 

Nous pensions en avoir fini mais non, 5 km plus loin, un poste de contrôle. Ils notent le numéro de la voiture et nous demandent 2500 CFA, refus catégorique, alors 1500 CFA. Nous avons refusé catégoriquement en leur précisant que les touristes n’ont pas à payer les taxes de contrôle. OK, ce sont des rebelles et ils ont besoin de fonds mais ce n’est pas à nous d’alimenter leur caisse. Nous pratiquerons de la même façon au 12 contrôles suivant où ils essaient de nous extirper de 1500 à 2500 CFA à chaque fois. Nous avons certainement « économisé » 50€ il n’y a pas de raison, nous avons suffisamment payé pour le visa.

 

Comment reconnaître les rebelles, ils se partagent l'uniforme, un a les rangers, un autre le pantalon, un autre la veste, le chef a l'uniforme kaki complet.

 

Lorsque nous faisons les courses en ville à Ferkessedougou nous voyons un adolescent complètement nu, nous ne comprenons pas, est-il shooté ? Il se fait houspiller par un passant. Le gars de l'hôtel nous dit que c'est un sort, la mauvaise sorcellerie.

 

Nous nous installons pour bivouaquer à l'hôtel La réserve, qui est un peu ruiné mais le gars est très sympa, nous discutons pas mal avec lui, il n'y a pas d'eau et l'électricité doit arriver à 18H00 ce qui fut le cas, par contre l'eau n'est jamais venue et j'ai fait le plein à partir d'un fût.

 

Point GPS de l'hôtel La Réserve N09°34.860' W005°12.308'

 

L'eau de la douche dans la case mobile doit tourner autour des 45°C et ne nous rafraichit guère mais c'est mieux que zéro degré .

 

Pour le repas comme l'électricité est coupée 12 heures par jour, et ce dans toute la Cote d'Ivoire, et tous les jours depuis un mois, il a donné congé à son cuisinier et propose d'aller nous chercher le repas au resto pas loin. Nous avions commandé du poisson, celui de Solange est délicieux, à ma première bouchée je recrache tout car le mien à du venir à pied, notre hôtelier repart en scooter m'en rechercher un, il ramène un poulet bicyclette en me disant sans électricité c'est difficile de conserver du poisson, oui j'ai gouté et le poulet est ce que ça se conserve bien ?

 

Il nous présente à un copain qui peut nous servir de guide à Kong ainsi qu'au  sous-préfet de Kong.

 

7097 Km ▼  25  février 2010 Parc de la Comoé Ө matin 26°C Ө jour 39.5°C

Nous quittons  Ferkessedougou (Féké)  pour prendre la piste de Kafolo (Parc de la Comoé), tout commence très bien par une large route en latérite (Gravel road) puis elle se dégrade au fur et à mesure, la carte Michelin l'indique très bien c'est une piste améliorée, pas technique nous n'avons jamais fait de trial ni utilisé les blocages de pont, c'est une piste avec des trous et des bosses quand il y a des gros trous et des grosses bosses c'est pénible, et quand les deux s'ajoutent c'est chiant. Mais nous avons beaucoup aimé cette piste ♥♥♥, les villages traversés sont traditionnels, nous sommes dans l'authentique, les gens sont gentils, nous nous sentons en sécurité, mais les locaux ne semble pas toujours rassurés alors nous les saluons en Malinké."ANNIKE"

 

Piste de Kafolo Parc de la Comoé

 

Les rebelles aux barrages de contrôle ne réclament pas d'argent, car nous leur annonçons que nous allons visiter Kong avec le sous-préfet qui arrive derrière nous, mais ils demandent si nous avons quelque chose pour eux, deux fois nous avons donné à manger à des rebelles perdus dans la brousse et complètement affamés.

 

A midi nous avons fait 70 Km en quatre heures, là je vous la fais comme dans le film camping "Salut René 7H22 depuis Auxerre .......Salut Riton 7H22 depuis Auxerre ......."

 

Nous ne voyons aucun animal, à part le bétail et un chat de brousse qui traverse la piste.

 

A  30 Km de Kafolo la piste devient meilleure, elle est sablonneuse donc moelleuse ce qui repose les amortisseurs et le chauffeur, il y a deux petits ponts dont la latérite est ruinée entre les deux, mais cassé de chaque coté donc pas de dévers, il n'y a qu'une trajectoire possible et il ne faut pas la rater.

 

Arrivé à Kafolo nous allons au Kafolo Safari Lodge mais nous ne pouvons pas rentrer car le portique est trop bas, nous bivouaquons devant l'hôtel et à coté du gardien, sur le parking ... des avions ! Car les clients viennent ici depuis Abidjan sur des bimoteurs.

L'endroit est situé sur le chemin du fleuve et nous voyons passer les femmes avec les bassines d'eau sur la tête. Même les petites filles sont de corvées et les bassines sont plus grandes qu'elles, pourtant elles ont l'équilibre assuré.

 

 

Corvée d'eau à Kafolo

 

En échange du parking, nous dinons à l'hôtel, c'est très bon et très copieux, attention tout de même à l'eau gazeuse et la bière, sans bulle car de 2008 ! Joli parc avec un petit zoo sympa, la piscine est belle mais occupée par les canards, nous leur laissons la place. Nous réservons pour demain une sortie safari avec piquenique, le prix est très correct il nous surprend même il faut dire qu'ils n'ont pas vus de client depuis huit jours, nous ne nous attendons pas à grand chose, comme disent les africains il faut de la chance.

 

 

Solange avec les singes

 

Point GPS du Kafolo Safari Lodge N09°35.248' W004°18.727'

 

Le 26 février 2010 - Parc de la Comoé

Départ à 7H00 pour un retour à 18H00, nous partons en safari dans le parc avec le chef du village qui conduit le Nissan Patrol zébré du Kafolo Safari Lodge, Il y a en plus de nous deux un guetteur, Annick notre hôtesse et le chauffeur, chef du village quartier musulman,  qui n'a qu'un œil et l'autre en verre tout blanc est impressionnant sur une peau noire, ce qui fait quatre paires d'yeux et un œil pour observer la faune.

 

Les  pistes sont très bonnes et à part la descente et la montée du passage du gué on pourrait les faire en Kangoo. Nous voyons un gros groupe de mangoustes, un gros calao et des bubales.

 

 

A midi ils nous ont préparé un repas près du fleuve, un pick up est là avec trois personnes, le cuisinier de l'hôtel fait tout sur place avec du frais c'est aussi bon qu'au restaurant de l'hôtel. Ils ont aussi préparé un bar avec cacahuètes et frites d'Igname, une table avec nappe et une natte pour faire la sieste et trois feux autour de nous pour éloigner les insectes.

 

 

Crudités en entrée, brochettes de capitaine avec pommes sautées d'igname, alocos, purée d'oignons tomate, et comme dessert crêpes avec de la papaye fraîche, c'est vraiment extra !

  

L'après midi notre chauffeur fait du hors piste et cela change complètement l'aspect du parc, nous ne sommes plus sur des pistes balisées évidemment nous sommes secoués. Nous passons dans des sous bois, entre des rochers, sur des crêtes au bord du fleuve, nous voyons plusieurs fois des singes et des  cobes de buffon.

 

Cette ballade ♥♥♥ restera pour nous mémorable, l'organisation de Kafolo Safari Lodge y est pour beaucoup, nous pensons que faite seuls, la visite aurait été banale. Nous leur imprimons quelques photos et ils sont très heureux.

 

Nous apprenons par la TV que le nouveau gouvernement est formé et que le premier conseil des ministres a eu lieu aujourd'hui, ils font des appels au calme et à l'arrêt des manifestations.

 

Nous discutons dans la soirée avec Annick et lui expliquons comment s'est passé la prise de visa à Bamako, le comportement du fonctionnaire, le prix, elle nous dit que pour eux c'est pareil, pour venir de Féké à Kafolo le taxi brousse met 2 jours et à chaque barrage ils font descendre tout le monde jusqu'à ce qu'ils paient, c'est très fatiguant pour les anciens. Les barrages font payer les bergers 500 FCFA par tête, comme ils ne peuvent pas payer ils font de grands détours. Nous apprenons que officiellement il n'y a plus de barrage, ils ont été levés quand les rebelles sont rentrés au gouvernement, bon d'accord mais nous ne nous voyons pas dire au prochain barrage que c'est illégal, les gars ont quand même des kalachnikov.

 

7293 Km ▼  27  février 2010 Niakaramandougou  Ө matin 27°C Ө jour 39.8°C

C'est la deuxième nuit que nous n'utilisons pas la moustiquaire tropicale, nous respirons mieux car les nuits sont très chaudes.

 

Ce matin c'est le départ vers Kong, nous faisons le plein d'eau pendant que Solange fait visiter la case mobile à Annick.

 

Nous retournons sur nos pas jusqu'à l'embranchement de la piste de Kong en passant par les deux petits ponts dont la latérite est ruinée entre les deux, et à partir de l'embranchement c'est du trial jusqu'à Kong, nous utiliserons quatre fois le blocage de pont, lors de la pause café un cycliste fait demi tour pour nous dire que les deux ponts qui suivent sont cassés et qu'il faut descendre dans le "trou", nous sommes au courant, c'était hard. Dans certains coins les gens ne sont pas très rassurés de nous voir, nous les saluons, deux petits bergers s'enfuient, nous voyons deux femmes seins nus, c'est rare. En dehors des zones trialisantes il y a de nombreux passages très sablonneux, ca repose.

 

A Kong nous faisons un petit tour rapide avec photos des mosquées et prenons la piste de N'Golodougou, c'est une bonne piste qui est en cours de rénovation, il y a donc de nombreux contournements ou des passages sur les tubes en cours de remblaiement. Au passage d'un barrage il y a problème bien entendu, nous n'avons pas d'ordre de mission, nous ne nous sommes pas fait enregistré à Kong ???

 

Coup de fil au commandant, il faut faire demi tour, nous argumentons en disant que nous n'avons pas assez de gazole et ne voulons pas rouler de nuit, nous leur donnons une fiche et Solange demande à parler au commandant qui se la pète, nous ne savions pas qu'il fallait s'enregistrer ......... nous nous excusons ........... la prochaine fois nous le ferons, quinze minutes et on repart. Je vous raconte celle là car les autres barrages c'est toujours le même harcèlement.

 

La piste est moins authentique que celle de Féké mais ça roule bien elle se termine d'ailleurs en route en latérite.

 

Goudron / entrée piste N'Golodougou - Kong N09°08.012' W005°09.859'

 

Nous prenons le goudron en zigzagant à cause des nids d'autruche, puis ensuite en zigzagant à cause des branchages indiquant que la DDE locale a rebouché les nids d'autruche au béton.

 

La végétation a changé depuis Kong, c'est très vert et il y a de l'herbe verte.

 

Arrivé à Niakaramandougou (Niaka) nous allons bivouaquer à l'hôtel maquis de la vallée de Niakara tenu par un luxembourgeois (qui mérite d'être connu)  installé ici depuis dix sept ans, Nous sommes sur le parking devant l'hôtel qui est gardé, ici non plus pas d'eau, et l'électricité tous les deux jours.

 

Pour le restaurant ils nous proposent du poulet, je leur dis que je ne suis pas trop "poulet bicyclette" le patron dit au chef "il faut leur faire un poulet chaire" ????? chaire ou cher ? C'est un éleveur de poulet, sa ferme est en contre bas au frais !

 

Point GPS de l'hôtel maquis vallée de Niakara à Niakaramandougou (Niaka) N08°39.556' W005°17.132'

 

Petite discussion avec le patron de l'hôtel sur le folklore du pays, il nous annonce qu'il y a encore six barrages jusqu'à Bouaké ...... seulement !

 

 

7532 Km ▼  28  février 2010 Ө matin 25°C Ө jour 35°C

Nous prenons la route vers Yamoussoukro étonnamment "fraîche" 29-30°C et nous roulons sans clim. Les barrages sont toujours aussi folkloriques mais sans harcèlement, nous donnerons une bouteille d'eau à des assoiffés. A Tiébissou nous nous faisons refouler à un barrage, il faut aller chercher un laisser passer à la douane, ils réclament 50'000 FCFA mais n'ont pas de facture comme de toute façon il faut aller chercher la vignette à Yamoussoukro  nous payerons là bas.

 

 

 

Basilique de Yamoussoukro (La plus grande basilique du monde) ♥♥♥

Nous sommes venus pour la voir et cela vaut le voyage, elle est vraiment magnifique, les matériaux de construction sont de qualité et les techniques employées sont très intéressantes, notre guide est cultivé et sa prestation est irréprochable. Lors de la présentation d'une statue de la vierge Marie qui salue de la main droite (l'original à Rome, elle salue de la main gauche tenant Jésus à droite) j'apprends qu'en Afrique noire on salue toujours de la main droite, avec la main gauche ce n'est pas poli. Désolé, toutes mes excuses à tous ceux que j'ai salué de la main gauche en tenant le volant de la main droite.

 

 

A ne pas  manquer le système de climatisation sur le haut des prie Dieu cela donne envie de faire une prière, mais aujourd'hui il n'est pas en service, dommage, la prière attendra.

 

Il y a un vitrail où le président Félix Houphouët-Boigny est représenté rentrant à Jérusalem avec Jésus !

 

Cette basilique a été entièrement financée avec les fonds privés de Félix Houphouët-Boigny, inaugurée en 1991 par Jean Paul II . Puis Félix Houphouët-Boigny l'a donnée au Vatican,  Elle doit être une grande fierté pour les Ivoiriens, mais sans vouloir jouer les rabat joie, ce serait préférable  que tous les habitants aient de l'eau.

 

On peut se poser  la question de savoir d'où est venu l'argent et imaginer l'égo démesuré du président pour faire réaliser un tel projet, mais je ne vais pas critiquer car je suis d'un pays où il y a le centre Pompidou, la bibliothèque Mitterrand, et bientôt le musée Chirac.

 

Point GPS de la  Basilique de Yamoussoukro NN06°48.853' W005°17.367' mais elle est visible de partout.
 

Puis nous allons à la douane pour faire marquer sur le laisser passer que comme nous retournons sur nos pas et qu'ils n'ont pas de  vignette touristique inférieure à deux mois,  nous n'avons pas à payer  et nous économisons 50'000 FCFA, mais Solange a du palabrer un bon moment.

 

Point GPS de  la douane de Yamoussoukro N06°48.227' W005°15.068' (en face de l'hôtel Président )

 

Puis nous allons au bar de l'hôtel Président, la clim fait du bien, puis repas barbecue sympa au bord de la piscine (15€ pour 2)  et cybercafé où nous publions une partie du site car il y a pas mal de vidéos. Il fallait que l'on publie car on s'inquiète dans les chaumières, merci Dieter.

 

Bivouac sur l'énorme parking de l'hôtel Président, il y a des gardiens avec chiens.

 

Point GPS  de l'hôtel Président  à Yamoussoukro N06°48.227' W005°15.068'

 

7921 Km ▼  1  mars 2010 Ouangolodougou Ө matin 26°C Ө jour 40°C

 

Pour le piquenique nous prenons une piste à droite, un cycliste s'arrête pour me saluer en se touchant les bras, je lui serre la main et il me fait comprendre dans sa langue qu'il me salue et s'en va, plus tard une femme et une fillette avec leurs bassines sur la tête sont visiblement apeurées, lorsqu'elles passent devant moi je leur dit bonjour en Bambara, elles comprennent  et me font un grand sourire de leurs dents blanches, la femme me demande en faisant signe si elle peut prendre les bouteilles vides ( qu'ils appellent bidons) que nous laissons toujours pour les locaux car c'est leur "Tupperware" pour qu'il y mettent en autre la farine de manioc, comme il y a cinq bouteilles je lui met dans un sac plastique. Elle est heureuse.

 

Nous prenons la direction de Bouaké afin de suivre notre stratégie d'éviter les pistes par Man ou Odienné. Sur la route un mini bus est en panne Solange voit qu'ils  sont exténués et demandent à boire, moi je ne vois rien car je cherche à contourner les nids de poule, nous nous arrêtons et nous leur donnons de l'eau, des bananes et un ananas.

 

Arrivés en zone rebelle les passages sont cool, des fois on rigole, puis plus on monte vers le nord ça se corse, je ne vais pas refaire la même litanie qu'à la descente, juste deux anecdotes, à un contrôle un peu hard alors que  je règle le péage, Solange se débat avec les harcèlements habituels quand un gars nous demande d'aller voir le  chef de poste, nous lui demandons deux fois où se trouve le poste car d'habitude nous les voyons sous leur paillote, ici ça ressemble à un poulailler ruiné et on ne les voit pas donc nous ne serons pas visible, nous refusons d'obtempérer, comme chacun reste sur sa position, je mets le frein à main, coupe le moteur et déclenche les feux à éclats avant et arrière, je suis devant la barrière mais la circulation passe, une minute après la herse est poussée et ils nous font signe de passer. A un autre barrage ils nous cherchent des poux et veulent contrôler la cellule, même scénario et gênés ils nous laissent passer, tient j'ai peut être trouvé un truc.

 

Nous nous arrêtons pour bivouaquer à l'hôtel de la paix à  Ouangolodougou, il nous invite a visiter le night club à coté, ça doit être un cousin, bof une boite de nuit quoi, c'est pas notre truc.

 

Point GPS de  l'hôtel de la paix à  Ouangolodougou N09°57.888' W005°08.742'

 

L'électricité doit arriver vers 18H00 et l'eau 2H après, ce fut le cas mais le débit est très faible, mais il y a de l'eau !

 

Le gérant de l'hôtel est Sénoufo, je lui dit que j'ai lu un article hier sur eux car un de leur leader qui veut rétablir leurs identité, comme il me demande quel journal je lui dis " Le temps", c'est le journal du président ! Je comprends maintenant l'article épouvantable sur Sarkozy.

 

Nous prenons une chambre avec la climatisation, il y a une douche mais pas d'eau, ils nous ont mis un seau mais sans écuelle, je ne prends pas de photo de la chambre je ne veux pas faire honte à ma famille.

 

8334 Km ▼  2 mars  2010 Ө matin 26°C Ө jour 40°C

Nous remontons vers Pogo pour rejoindre le Mali à l'avant dernier barrage ils demandent 10'000FCFA pourquoi pas ! Le garde barrière nous reconnait, il ne demande rien mais il est tellement sympa que Solange lui donne deux sifflets jaune fluo, nous avions expérimenté ça à un poste ça sifflait de tous les cotés, Solange en a trouvé au marché, donc si vous passez par là, vous saurez que les cons qui ont donné des sifflets aux rebelles excités c'est nous ! 

 

Au dernier poste nous retrouvons le chef "Mc Gyver", cette fois ci c'est un béret rouge qui joue le méchant, nous discutons avec "Mc Gyver" et comme cette fois il ne demande rien et est  sympa, nous lui offrons un couteau chinois. Nous espérons que cela le fera réfléchir sur le comportement à tenir. Nous n'avons payé aucun barrage en Côte d'Ivoire.

 

Nos remarques

Nous avons aimé ce pays et ne regrettons pas ce voyage.

 

La population est vraiment sympa que ce  soit en ville, dans les villages ou en brousse. Les enfants sont corrects nous n'avons eu aucun problème.

 

Les dirigeants sont épouvantables, imbus de leur personne, de leur titre et le font remarquer.

 

Les barrages des rebelles furent particulièrement pénibles, nous avons choisi de ne pas payer les bakchichs, ne croyez pas  que se soit le plus difficile, si l'on a l'argent facile il faudra payer à chaque barrage les gendarmes, les militaires, les douaniers, qui est qui ? On ne les identifient pas, et puis il y a le garde barrière qui demandera 1500 FCFA pour lever la barrière !!! A chaque barrage, à chaque entrée et sortie de village et des villes, et sur la route.

 

Nous nous sommes sentis en sécurité, Avec les rebelles nous jouons quand même profil bas ils ne faut pas oublier qu'ils ont des kalachnikov, ils ne doivent pas se sentir humiliés comme le cas où un chef pour garder sa dignité vis à vis de ses hommes a fait semblant de téléphoner au commandant de région.

 

  

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